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Thèse


Intéractions hôtes-parasites : diversité, mécanismes d'infestation et impact des trématodes digènes sur les coques Cerastoderma edule (mollusque bivalve) en milieu lagunaire macrotidal

Soutenue
le 16-07-2003

Par
Céline DESCLAUX-MARCHAND

Directeur(s) de thèse
Guy Bachelet / Xavier de Montaudouin

Résumé
Les parasites font partie intégrante des écosystèmes terrestres, marins et lagunaires, ne serait-ce que par leur omniprésence. L'inventaire des macroparasites présents au sein des communautés de mollusques du Bassin d'Arcachon (lagune macrotidale atlantique) a permis d'identifier, à partir de onze espèces de mollusques, 21 familles et 35 espèces de Trématodes Digènes, avec notamment la découverte de deux Himasthlinae très présents en terme de prévalence et d'abondance, Himasthla quissetensis et Curtuteria sp. Les coques, Cerastoderma edule (Mollusque Bivalve), peuvent être infestées par 12 espèces différentes, devenant alors un vrai ‘réservoir' à Digènes. Le nouvel Himasthlinae Curtuteria sp., jamais recensé en Europe, a été décrit en microscopie optique et en microscopie électronique à balayage et comparé aux différents Himasthlinae du Bassin d'Arcachon. L'étude de son cycle a été abordée ; son premier hôte reste encore inconnu. Cette étude a aussi mis en évidence la dominance, en terme de prévalence et d'abondance, des deux Digènes Labratrema minimus (coque = premier hôte intermédiaire) et H. quissetensis (coque = second hôte intermédiaire) au sein de deux populations de coques, localisées au Banc d'Arguin et à La Canelette. L'étude des modalités d'infestation par H. quissetensis a identifié, à l'aide de mesures de température et d'expériences de transplantation de coque, une infestation estivale (juin-octobre) des coques, liée à la température de la masse d'eau ( 17°C ). Des expériences de chronobiologie en laboratoire pour diverses températures (5 à 23°C) et phases lumineuses (J/N et N/J), ainsi que des échantillonnages de cercaires in situ dans la masse d'eau, ont permis de déterminer les critères optimums d'émission et d'infestation de ce Digène, en relation avec l'activité biologique maximale du premier hôte, le gastéropode Nassarius reticulatus. Ce travail a également quantifié l'impact parasitaire des espèces dominantes L. minimus et plus spécialement H. quissetensis sur deux populations de coques du Bassin d'Arcachon, en terme de mortalité. Ainsi, L. minimus et H. quissetensis contribuent respectivement à la mortalité par favorisation de 9% et 2% des coques de La Canelette vs. 8% pour H. quissetensis à Arguin. Enfin, la chute de l'abondance d'infestation de H. quissetensis (notamment en période hivernale) est un indice sérieux de mortalité directe des coques induite par les parasites, pour 22% de la population de coques (âgées de 2 ans) d'Arguin vs. 88% et 38% à La Canelette (coques âgées de 3 et 4 ans).

Mémoire en ligne
http://ori-oai.u-bordeaux1.fr/pdf/2003/DESCLAUX_CELINE_2003.pdf
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