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Séminaire


Quantification des flux détritiques et authigènes au cours de l'Holocène à partir de l'étude de la séquence du lac Saint-Point (Jura): Implications paléoclimatiques et paléoenvironnementales

Date
le 24-02-2011 à 13:45

Lieu
Salle Stendhal, DGO, Bâtiment B18

Intervenant(s)
Aurélie Leroux, ATER, Institut EGID-Université Bordeaux 3

Résumé
Le lac Saint-Point, situé dans la Haute-Chaîne du Jura (à proximité de Pontarlier) constitue l'un des systèmes lacustres naturels les plus importants de France. Une campagne de forage (2005) a permis l'extraction d'une séquence continue de 12,5 m dans sa partie profonde. La chronologie de cette séquence couvre une période s'étendant du Tardiglaciaire à l'actuel. L'approche multi-paramètres employée dans cette étude a permis une caractérisation des fractions inorganiques et organiques. La comparaison de l'évolution des divers marqueurs des compartiments du système (sols, végétation, colonne d'eau) souligne différentes périodes d'évolution sous l'influence des forçages climatiques et anthropiques.
Ainsi, la séquence se compose de deux ensembles sédimentaires distincts, associés au Tardiglaciaire d'une part, et à l'Holocène d’autre part (environ 11 300 cal BP à l'actuel). Cette bipartition est la conséquence d'une explosion de la production authigène au début de l'Holocène et de l'évolution de la pédogénèse suite à la mise en place d'une chênaie mixte sur le bassin versant. Cette évolution du système correspond à l'Optimum holocène.
Une nouvelle transition apparaît à 6 300 cal BP. Cette transition marque le passage depuis l'Optimum holocène vers le Néoglaciaire, sous l'influence du forçage orbital. Le couvert végétal évolue alors vers une hêtraie-sapinière, entraînant une modification des sols et de leur érodabilité.
L'impact anthropique sur la réponse sédimentaire ne semble discernable qu'à partir de 2 600 cal BP. Il revêt deux formes distinctes. De 2 600 cal BP à 1 200 cal BP, les activités agricoles (céréales) génèrent une accentuation du détritisme global. A partir de 1 200 cal BP, la décroissance des flux silicatés, contemporaine d'une accentuation des indices polliniques d'anthropisation, serait la conséquence d'une évolution des pratiques agricoles vers un pastoralisme dominant.
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